Ostéopathie et nourrisson

Un nourrisson n’est pas un adulte en miniature. On ne le traite donc pas de la même façon. En effet, les os ne sont pas formés, les poumons ne sont pas développés, les articulations n’ont pas leurs formes définitives…

La naissance : le premier “traumatisme” de la vie

La naissance : c’est le premier gros traumatisme de la vie : des contractions, manipulations de l’obstétricien, parfois ventouses, forceps, spatules, souvent traction pour aider a sortir, puis tous les examens, prises de sang, aspirations.
Tout cela pouvant être complique en cas de grossesse gémellaire, de présentation par la face, par le siège, par un cordon autour du cou, par la prématurité ou même par une césarienne.
L’accouchement pouvant être trop long ou trop court.
Bref tous ces événements font qu’un accouchement n’est pas qu’un simple passage. Il y a de nombreux risques sur la tête du bébé. Les sutures ne sont pas consolidées pour permettre le passage dans le col de la maman, elles peuvent donc aussi êtres traumatisées. Souvent la tête est déformée (crane en obus, un œil plus fermé que l’autre…)
Tout cela ne se remet pas toujours tout seul comme on l’entend très souvent. Une suture bloquée et c’est tout le développement de l’enfant qui s’en trouve modifié : plagiocéphalie, torticolis congénital, douleur…

Apres un interrogatoire précis sur le déroulement de la grossesse et de l’accouchement, votre ostéopathe va inspecter votre enfant pour retrouver les zones du corps qui ont souffert lors de l’accouchement. Que ce soit la tête, le bassin etc.… Toute zone qui ne bouge plus en harmonie avec les autres sera source de retard ou de pathologie a plus ou moins long terme.
Il est donc important de traiter systématiquement  en ostéopathie les enfants après la naissance et de les suivre dans leur développement pour leur donner le maximum de chances et de capacités d’adaptation pour leur vie future.

Quand faut-il voire votre ostéopathe ?

Si votre enfant se crispe, se cambre en arrière quand vous le prenez dans vos bras, si il sursaute beaucoup, s’il est atone et a du mal a tenir sa tête après 4 mois, s’il pleure tout le temps. S’il dort peu, s’il régurgite s’il a des difficultés a téter, s’il use ses cheveux de manière asymétrique à l’arrière du crane, si il présente des troubles ORL a répétition  (otite, bronchite).
Les séances se font toujours en douceur. Il est impensable de faire craquer un enfant. Il faut respecter son rythme et ses émotions.
Il est important de donner à nos enfants toutes les chances d’adaptation.